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Les syndicats du rail annoncent 18 jours de grève d'ici juillet pour protester contre les coupes budgétaires et les mesures sur les pensions.
Le front commun syndical CGSP Cheminots/ACOD Spoor et CSC/ACV Transcom a annoncé, ce vendredi, 18 journées de grève pour les cinq mois à venir. Les syndicats entendent ainsi protester contre les mesures en matière de pension ainsi que les coupes dans le budget de la SNCB, prévues par le gouvernement De Wever.
Un calendrier de grèves étalé sur cinq mois
Le lundi 17 mars, tous les cheminots seront en grève. D'avril à juillet, les syndicats prévoient quatre jours de grève par mois. Les modalités de ces actions seront communiquées ultérieurement.
Le 31 mars, la CGSP Cheminots et la CSC/ACV-Transcom participeront également à la grève générale des services publics.
Les préavis de grève couvriront l'ensemble du personnel des chemins de fer et de ses filiales, quel que soit le lieu de travail.
Par cette mobilisation, les syndicats s'opposent aux mesures gouvernementales qui touchent "à nos droits en matière de pension", lit-on dans un communiqué. "C'est du vol qualifié et une rupture de contrat", s'offusquent les organisations syndicales.
Par ailleurs, il semblerait que la trajectoire budgétaire de l'Arizona (N-VA, Vooruit, CD&V, MR et Engagés) fixe les économies pour la SNCB, au terme des cinq prochaines années, à 675 millions d'euros. "On connaît la musique: encore moins de personnel et plus de productivité", dénoncent en chœur les syndicats socialiste et chrétien.
Des discussions au point mort
Ceux-ci indiquent que des rencontres sont prévues sur base régulière avec le ministre fédéral de la Mobilité Jean-Luc Crucke, mais regrettent de n'avoir "toujours aucune nouvelle" du ministre des Pensions, Jan Jambon.
D'après le président du syndicat flamand ACOD Spoor, il n'y avait pas d'alternative à la grève. "Cela fait 20 ans que des économies sont réalisées sur les chemins de fer et la ponctualité n'a depuis lors cessé de baisser. Même avec le service minimum, les rames sont réduites. Tout le monde voit bien que les choses tournent mal".