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La Belgique face à une ingérence étrangère de plus en plus conséquente ? D'après le dernier rapport du SGRS, il semblerait que des campagnes de désinformation aient été menées dans notre pays ces derniers mois.
Depuis l’invasion de l'Ukraine par la Russie il y a trois ans, la Belgique fait face à une hausse "substantielle" des activités de désinformation et d’ingérence étrangères, explique le rapport annuel que le Service Général de Renseignement et de Sécurité de la Défense publie ce mercredi.
Le soutien belge à l’Ukraine, notamment la promesse d’envoyer 30 avions F-16 d’ici 2028, a été suivi d’une vague de campagnes de désinformation d’origine russe. "On a assisté à une forme de 'Belgium bashing' via des campagnes sophistiquées", explique le général-major Stéphane Dutron, patron du SGRS à l’agence Belga. L’objectif présumé : semer la peur dans la population belge pour faire pression sur le gouvernement.
Mais l’influence étrangère ne se limite pas à l’aide militaire. Les élections de 2024, tant fédérales que locales, ont aussi été la cible de manipulations. "Certains récits extrêmes ont été largement amplifiés", note Dutron. Selon lui, les thèmes de l’immigration, de l’extrémisme ou encore des droits des personnes LGBTI+ ont été particulièrement exploités. Le but ? Influencer l’opinion publique... et les votes.
Pour les services de renseignement, il ne fait aucun doute que ces actions sont orchestrées depuis l’étranger. "On peut établir des schémas clairs", affirme Dutron.