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Aucune avancée pour l'instant dans un accord de cessez-le-feu entre la Russie et l'Ukraine, ce qui irriterle président américain, qui avait pour ambition de résoudre ce conflit rapidement. Il s'est dit furieux envers son homologue russe et brandi la menace de nouvelles taxes.
À ce jour, les efforts de Donald Trump pour obtenir un cessez-le-feu tournent au ralenti et sont un échec… et Vladimir Poutine ne lui facilite pas la tâche. "Il est censé conclure un accord avec Volodymyr Zelensky qui l'aime ou pas!" , s'est exprimé le président américain. "Je ne suis pas content. Je ne voudrais pas imposer des droits de douane secondaires à la Russie."
La relation présentée comme privilégiée avec Vladimir Poutine, comme lors de son premier mandat, semble enrayée. "Ça commence à être très désagréable pour lui parce qu'à un moment, il va devoir bien reconnaître que sa stratégie de discussion d'homme à homme ne fonctionne pas", analyse Serge Jaumain, professeur d'histoire contemporaine et spécialiste des États-Unis à l'ULB. "Il n'est pas impossible qu'à un moment, constatant l'échec, il rejette toute la responsabilité sur Poutine."
"Ouvert à tout contact"
Officiellement, le dialogue existe toujours, comme le confirme le porte-parole russe. "Le président reste ouvert à tout contact avec le président Trump", a indiqué Dimitri Peskov.
Donald Trump se retrouve coincé, sans véritable moyen de pression. Et ça l'énerve; c'est ce qu'il a dit et répété au Premier ministre finlandais lors d'une partie de golf. "Nous avons parlé du cessez-le-feu et de sa frustration que la Russie refuse de s'y engager", a rapporté Alexander Stubb. "Oui, il y a chez lui une combinaison d'impatience et une forme de frustration."
A l'image de son altercation historique avec Zelensky. Donald Trump joue un jeu dangereux qui pourrait se retourner contre lui." Il sabote en quelque sorte son camp en ayant des relations complexes avec les Européens, complexes parfois avec Zelensky tandis que Poutine, lui, a la maîtrise totale de l'armée russe", poursuit Serge Jaumain. "Donc on a d'un côté un homme qui est habitué et pressé et de l'autre un homme qui est plutôt calme, calculateur et qui sait bien que le temps joue pour lui. Pour le moment, l'homme fort, c'est plutôt Poutine."