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Ce lundi, une importante grève nationale a eu lieu, touchant presque tous les secteurs du pays. Et alors que d'autres sont déjà prévues, vont-elles finir par faire plier le gouvernement ? Martin Buxant fait le point.
Alors que cette journée de grève nationale vient de s’achever, une autre est déjà prévue pour la fin du mois d'avril. Face à ces actions, le gouvernement pourrait-il céder aux revendications ? Hier, sur notre plateau, Jan Jambon a réaffirmé toute sa détermination à mettre en place ces réformes.
Pour nous éclairer sur la question, notre référent politique, Martin Buxant, était sur le plateau du RTL Info 19H. "Jan Jambon a été envoyé au feu pour le gouvernement fédéral avec un seul mot d'ordre : 'Cause toujours, tu m'intéresses'. L’essentiel du message, c'est de dire : 'Voilà, le budget, le déficit et la dette sont dans le rouge. Si on veut sauver vos pensions, vos soins de santé, voire même votre pays, il faut réformer en profondeur. Ça va faire mal, mais c'est un mal nécessaire'. Ce lundi soir, le gouvernement De Wever veut bien discuter, mais il n'est pas prêt à changer ses orientations", explique-t-il.
Et face à toute cette pression syndicale, certains partis politiques sont plus susceptibles de craquer que d'autres, comme l'explique Martin Buxant.
"Côté francophone, ce sont certainement Les Engagés qui sont les plus réceptifs aux signaux envoyés par les syndicats. N'oublions pas qu'il y a toujours eu une aile sociale chez les Centristes, que ce soit au PSC, au CDH et maintenant chez Les Engagés. Une personnalité comme la ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Elisabeth Degryse, incarne justement ce côté social. Elle se bat, par exemple, pour qu'on ne touche pas au statut des artistes. Ce qui est certain, c'est que ce n'est pas au MR que les syndicats vont trouver une oreille attentive", ajoute Martin Buxant.
Ça, c'est pour le côté francophone, mais quid du côté flamand ? À qui parlent les syndicats ? "Au CD&V, mais aussi et surtout à Vooruit, le Parti socialiste flamand. C'est la seule et vraie gauche de ce gouvernement fédéral. Le problème, c'est que l'opinion publique flamande soutient beaucoup moins les mouvements de grève que l'opinion publique francophone. Vooruit n'a donc pas grand-chose à gagner en jouant le jeu des syndicats", conclut-il.