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Interpellé sur les grèves récurrentes à la SNCB, Raoul Hedebouw a exprimé son soutien aux cheminots, rejetant l’idée d’une "prise d’otage" des navetteurs.
Invité à répondre à une question posée par un internaute sur la page Facebook de RTL Info, Raoul Hedebouw, président du PTB, a pris la défense des cheminots en grève.
La question portait sur la lassitude des navetteurs face aux perturbations à répétition : "Cautionnez-vous que les syndicats des cheminots de la SNCB prennent en otage deux semaines par mois les navetteurs travailleurs et élèves ?"
"Ce n’est pas une prise d’otage"
Pour Raoul Hedebouw, la situation ne relève pas d’une prise d’otage : "Je pense qu'ils se battent pour le service public et pour avoir de bonnes conditions de travail", a-t-il affirmé.
Selon lui, les revendications des cheminots sont légitimes. "Aujourd'hui, on demande à ces accompagnateurs et conducteurs de train de travailler de plus en plus longtemps, pour de moins en moins de pensions, mais où est la sécurité là-dedans ?", a-t-il interrogé.
Un soutien assumé aux syndicats
Le président du PTB souligne que l’action syndicale vise avant tout à améliorer la qualité du service public ferroviaire : "Ce que les gens veulent, c'est un service maximum, pas un service minimum. Donc tous ces travailleurs ont mon soutien".
Raoul Hedebouw a conclu en appelant le gouvernement fédéral à réagir rapidement : "J'espère que le gouvernement va vite les écouter pour pouvoir avoir un service public de qualité sur le terrain".
Cette prise de position intervient alors que la SNCB est confrontée à de nombreux mouvements sociaux ces dernières semaines, sur fond de contestation contre la réforme des pensions et les conditions de travail dans le secteur ferroviaire.