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Après la France et l'Allemagne, l'extrême droite est-elle aussi forte chez nos voisins luxembourgeois et néerlandais?

Cette fois, c'est donc en Allemagne que l'extrême droite vient de frapper un grand coup. Même si son parti ne montera pas au gouvernement, l'AfD d'Alice Weidel a doublé son score en un peu plus de trois ans et a cette fois dépassé le cap symbolique des 20 % des voix. Après la France et la montée en puissance du RN, voici donc un nouveau voisin de la Wallonie qui bascule en partie vers une droite radicale, voire extrémiste.

Face à la montée des extrêmes en Allemagne et en France, doit-on s'attendre à voir nos voisins du Luxembourg et des Pays-Bas tomber sous le charme de l'extrême droite ? Y a-t-il une présence de cette idéologie là-bas ?

Oui, l'extrême droite est bien présente dans ces deux pays. Même le Luxembourg n'a pas échappé à la tendance générale qui la voit progresser un peu partout en Europe.

Elle y a fait une percée lors des dernières élections européennes, le 9 juin, en obtenant 11,7 % des voix. Le parti ADR a ainsi décroché le premier siège européen de son histoire, un pari réussi grâce à une campagne axée sur l'immigration et la fin des moteurs thermiques pour les voitures.

L'élu européen luxembourgeois, Fernand Kartheiser, ne se considère pas comme populiste ou d’extrême droite, mais revendique une étiquette conservatrice. Il siège désormais dans le groupe des conservateurs et réformateurs (ECR), aux côtés notamment de Fratelli d’Italia, le parti de Giorgia Meloni, d'Éric Zemmour, des néofascistes espagnols de Vox et des Polonais du PiS, qui a fait l’objet d’une procédure pour infraction à une disposition relative à l’État de droit en Europe.

Aux Pays-Bas, l'extrême droite est encore plus forte. Le Parti pour la liberté de Geert Wilders, nationaliste, islamophobe et europhobe, a largement remporté les élections législatives de novembre 2023 avec 23,5 % des voix.

Il a toutefois dû négocier pour former une coalition qu'il ne dirige pas. Geert Wilders a renoncé au poste de Premier ministre en raison des réticences que son profil suscitait parmi ses futurs partenaires de coalition.

En Europe, l'extrême droite est à la tête des exécutifs italien et hongrois et participe à des coalitions gouvernementales aux Pays-Bas, en Finlande et en Slovaquie.

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