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La Belgique va tourner au ralenti ce lundi suite à la grève nationale qui va impacter de nombreux secteurs. Suivez en direct cette journée de mobilisation.
En direct
Une délégation syndicale Setca-CNE ferme des commerces du centre City 2 à Bruxelles
Comme expliqué plus tôt dans ce direct, une soixantaine de militants du Secta et de la CNE ont manifesté lundi matin au centre commercial City 2 à Bruxelles. Ils sont entrés dans le centre commercial et ont invité plusieurs gérants de commerces à fermer leurs portes à l'occasion de la grève générale.
Les manifestants sont entrés dans le centre commercial vers 9h30, usant de sifflets et de sirènes pour se faire entendre. Le commerce Action étant déjà ouvert, les syndicats ont demandé à l'assistante gérante de fermer boutique. Après avoir évacué les derniers clients, la grille s'est abaissée, à la plus grande satisfaction des militants présents.
Le Secta estime qu'une vingtaine de commerces de la galerie City 2 et de la rue Neuve ont été contraints de fermer en raison de l'action syndicale. "Les clients de ces magasins étaient solidaires et sensibilisés à notre action", relevait en début d'après-midi Mme Meulemans.
Elle juge peu probable que les commerces en question aient rouvert leurs portes après le passage des syndicats. "C'est probable, mais ce n'est certainement pas un bon calcul étant donné que le mot d'ordre de grève était bien passé et que le centre commercial était désert".
L'association TreinTramBus veut un "Sorry Pass" en compensation des grèves à la SNCB
L'association flamande d'usagers des transports publics TreinTramBus demande à la SNCB d'accorder un "Sorry Pass" aux détenteurs d'un abonnement pour les mois de février et mars, en compensation des nombreuses grèves passées et de celles encore à venir.
L'association invite également les syndicats ferroviaires à se mettre autour de la table avec le gouvernement fédéral, jugeant disproportionnées les conséquences sur le navetteur des grèves à répétition. "Un geste commercial est nécessaire. Nous voulons que tous les voyageurs avec un abonnement valable reçoivent un Sorry Pass pour les mois de février et mars", demande le président de TreinTramBus, Peter Meukens.
Il est possible dans certains cas de demander une compensation à la SNCB mais cela nécessite des démarches administratives, les règles sont complexes et la charge repose sur le voyageur, déplore TreinTramBus qui demande des règles de compensation plus simples.
Plusieurs zonings du Brabant wallon fermés
La CSC a organisé une prise de paroles de délégués de plusieurs secteurs, en présence de la secrétaire générale Marie-Hélène Ska, lundi midi sur le barrage érigé à Wavre Nord. Ce barrage empêchait les véhicules d'accéder au parc d'activités économiques hébergeant notamment GSK, et où travaillent 15.000 travailleurs.
En Brabant wallon, les zonings de Nivelles Sud, Nivelles Nord, Wauthier-Braine et Saintes étaient également inaccessibles pour les véhicules ce lundi, et des entreprises comme NLMK à Clabecq, Le Village n°1 à Braine-l'Alleud, Twindis à Nivelles ou Zoetis à Louvain-la-Neuve étaient à l'arrêt.
Le réseau Tec fortement perturbé en Wallonie en raison de la grève générale
Le réseau Tec est fortement perturbé en Wallonie, une grande partie du personnel ayant rejoint le mouvement de grève générale. Les parcours supprimés sont disponibles dans la recherche d'horaire du site, mais aussi de l'application, et mis à jour tout au long de la journée.
Dans la zone Brabant wallon, toutes les lignes sont concernées. Les espaces Tec de Wavre et d'Ottignies sont fermés, tandis que ceux de Jodoigne, Chastre et Baulers sont ouverts.
À Charleroi, "aucun véhicule ne circule actuellement sur le réseau", a précisé vers 11h00 la société publique. Quasiment toutes les lignes sont également perturbées dans le reste de la province de Hainaut. Seul l'espace Tec de Tournai est ouvert. D'importantes perturbations sont par ailleurs observées sur le réseau Liège-Verviers.
La majorité des lignes sont supprimées et tous les espaces Tec sont fermés. Enfin, le constat est identique dans la zone Namur-Luxembourg, où tous les espaces Tec sont aussi fermés.
Le ramassage des poubelles perturbé à Bruxelles
Les services de Bruxelles-Propreté sont fortement perturbés en raison de la grève générale, a rapporté lundi l'agence dans un communiqué.
Lundi matin, les collectes de sacs blancs et bleus n'ont pas pu être assurées sur une grande partie du territoire, la grève étant suivie par de "nombreuses" équipes de Bruxelles-Propreté. Même constat pour les collectes mécanisées.
Les sacs qui n'ont pas été ramassés ne doivent pas être rentrés dans la mesure où des tournées de rattrapage seront organisées dès mardi, en fonction des effectifs disponibles, a averti l'agence.
En outre, au niveau du nettoiement, 80% des tournées n'ont pas été assurées, 30% au niveau des collectes de corbeilles. Le service des collectes d'encombrants à domicile, lui, a tout de même pu être effectué lundi.
Dimanche soir, les collectes de sacs blancs avaient pu être assurées, contrairement à celles des sacs bleus, le mouvement de grève ayant débuté en soirée. Les zones affectées étaient Anderlecht, le centre de Bruxelles, ainsi que le quartier Louise, Forest, Ixelles et Saint-Gilles.
Les organisations patronales déplorent les conséquences de la grève
Les organisations patronales ont chacune à leur tour déploré les conséquences de la grève générale lundi.
La Fédération patronale interprofessionnelle SDI estime qu'il est contreproductif d'utiliser des méthodes d'action qui font des indépendants et des petites entreprises les principales victimes collatérales du mécontentement syndical.
AKT Wallonia estime pour sa part que "la Wallonie a besoin d'un souffle commun, pas d'un arrêt brutal".
Le Voka parle pour sa part d'une perte irrécupérable de 300 à 500 millions d'euros.
Des dizaines de manifestants en cortège dans les rues et devant les institutions à Huy
Répondant à l'appel des syndicats, des dizaines de manifestants ont défilé dans les rues et devant plusieurs institutions, lundi matin à Huy.
Les grévistes se sont donné rendez-vous, lundi à l'aube, dans les locaux du syndicat CGSP, dans le centre de la cité mosane. De là, ils ont effectué un tour de ville en scandant divers slogan et en distribuant quelques tracts aux passants et aux automobilistes.
Plusieurs arrêts devant des institutions ont permis aux responsables syndicaux d'exprimer leur désaccord contre de nombreuses mesures prises ou envisagées au niveau des gouvernements fédéral et régional.
Des militants entrent dans le City 2 à Bruxelles
Une soixantaine de militants du Setca et de la CNE ont manifesté lundi matin au centre commercial City 2 à Bruxelles. Ils sont entrés dans le centre commercial et ont invité plusieurs gérants de commerces à fermer leurs portes à l'occasion de la grève générale.


Les syndicats dénoncent les mesures proposées par le gouvernement Arizona (MR, Les Engagés, N-VA, Vooruit et CD&V) dans leur secteur. "Les conditions de travail pour demain sont loin d'être optimales, notamment avec les exigences en matière de flexibilité. Équilibrer vie privée et vie professionnelle va être difficile", explique Fabienne Meulemans, responsable Commerce pour le Setca.
"Nous nous opposons aux mesures proposées par le gouvernement et soutenues par Comeos (fédération du commerce, NDLR)", enchaîne une déléguée CNE chez C&A. "Le dimanche est à nous, c'est pour nos familles. On ne veut pas le sacrifier pour le commerce", ajoute-t-elle.
Les manifestants sont entrés dans le centre commercial vers 9h30, usant de sifflets et de sirènes pour se faire entendre. Le commerce Action étant déjà ouvert, les syndicats ont demandé à l'assistante gérante de fermer boutique. Après avoir évacué les derniers clients, la grille s'est abaissée, à la plus grande satisfaction des militants présents.
Setca et CNE avaient l'intention de convaincre un maximum de responsables d'enseignes de rester portes closes ce lundi. "Le but de l'action est de toucher un maximum de commerces de la rue Neuve et de City 2, que nous considérons comme un point stratégique pour le commerce", conclut Mme Meulemans.
L'impact sur les supermarchés est limité
L'impact de la journée de grève générale sur les supermarchés est limité, selon les déclarations de plusieurs chaînes de la grande distribution. Quelques magasins Carrefour, Aldi et Lidl ont toutefois gardé portes closes lundi matin.
Colruyt fait état de blocages devant ses centres de distribution d'Ollignies (Lessines) et Ghislenghien, dans le Hainaut. "Nous nous y attendions", explique la porte-parole de Colruyt, Hanne Poppe. "Nos magasins sont bien approvisionnés, nos clients ne seront pas gênés par l'absence de produits en rayons." A Bruxelles et en Flandre, aucune perturbation ne touche Colruyt.
Du côté de Delhaize, le porte-parole n'a pas connaissance de blocage ou d'actions visant les magasins de l'enseigne au lion. Il rapporte toutefois un barrage filtrant devant le centre de distribution de Delhaize à Zellik (Brabant flamand). "Nous avons pu approvisionner tous les magasins, certains avec un peu de retard. Les clients ne seront toutefois pas gênés", souligne le porte-parole de Delhaize, Roel Dekelver.
Aldi rapporte la fermeture de certains magasins mais son porte-parole n'est pas en mesure d'en préciser le nombre. Le centre de distribution de Gembloux est à l'arrêt lundi mais cela n'entraînerait pas de problèmes d'approvisionnement.
Carrefour précise que 95% de ses magasins sont ouverts.
Le syndicat chrétien ACV Puls annonce quant à lui quatre fermetures de magasins Lidl, "en majorité dans le Limbourg". Le centre de distribution de l'enseigne allemande à La Louvière est également perturbé en raison d'une action de blocage à l'entrée de la zone industrielle dans laquelle il se trouve.
Comment les Belges s'organisent-ils?
Les transports en commun sont presque à l'arrêt en Wallonie. Les navetteurs sont donc obligés de modifier leurs plans. "J'ai raté ma correspondance à cause de l'annulation de mon premier train", dit une passagère en gare des Guillemins à Liège. "Je dois attendre une heure du coup et je serai en retard au travail."
"J'ai un rendez-vous professionnel à Bruxelles et comme on savait qu'il y avait grève, je vais avec un collègue en voiture", dit un jeune homme dans la même gare.
Les témoignages sur des trains annulés s'accumulent. "J'en avais un de prévu mais il a été supprimé hier", soupire une jeune femme. "Je voudrais rentrer chez moi mais je n'ai pas de train tout de suite."
Tous les trajets impactés
La vie scolaire est aussi impactée. "Je vais marcher 20 minutes alors que je suis déjà en retard d'une heure", indique une étudiante.
"J'essaye de retourner dans mon kot", indique une navetteuse. "J'ai dû prendre le train plus tôt car le suivant était malheureusement supprimé. Après, je dois d'habitude prendre un bus mais il n'y en a pas donc je vais marcher. Ce n'est pas tout près mais ça fait une petite balade matinale."
Une quarantaine de militants rassemblés sur le rond-point Brucargo
Une quarantaine de militants se sont rassemblés lundi matin sur le rond-point de Brucargo à Machelen, la zone de fret de l'aéroport national de Zaventem, dans le cadre de la grève générale. Les syndicats ABVV-FGTB et ACV-CSC sont présents.
Les organisations syndicales sont sur place depuis 07h00 pour expliquer leurs griefs aux passants. Des chauffeurs, de voiture ou de camion, ont manifesté leur sympathie aux grévistes à coups de klaxon.
"Dans le secteur de l'aviation, beaucoup de personnes travaillent avec des contrats à temps partiel. Un certain nombre de ces emplois sont également des métiers lourds", explique la secrétaire de l'ABVV-FGTB, Sandra Langenus. "Nous constatons que les gens devront travailler plus longtemps en raison des mesures prises par ce gouvernement et que les femmes sont particulièrement touchées. Ce qui ne convient pas à ces personnes."
La production chez Volvo Trucks perturbée
La production au sein de la fabrique de poids lourds Volvo Trucks à Gand est en grande partie à l'arrêt ce lundi en raison de la grève générale qui paralyse de nombreux secteurs d'activité en Belgique.
"Une production limitée est prévue, mais les lignes principales sont à l'arrêt", a déclaré le porte-parole de l'usine Ronald Van Schepdael. L'entreprise avait anticipé les nombreuses absences dues à la grève et avait elle-même décidé de ne pas faire fonctionner les lignes d'assemblage. "La production reprendra mardi matin", assure le porte-parole.
Volvo Group emploie plus de 5.000 personnes en Belgique, dont environ 3.000 dans son usine de camions de Gand.
Un automobiliste force un barrage de grévistes à Verviers
Deux personnes ont été renversées à Verviers par un automobiliste ayant forcé un barrage de grévistes.
De nombreux magasins fermés
Au MediaMarkt de Braine-l'Alleud, la grève est également en cours. Les portes du magasin restent closes.

Peut-on faire ses courses ce lundi?
Devant le centre commercial Rive Gauche à Charleroi, la CSC et la FGTB bloquent les entrées. Une banderole a été déployée avec ces mots: "En grève". Le parking est également bloqué.
Dans cette région, la mobilisation est grande. Beaucoup de magasins ou de supermarchés sont fermés.
La moitié des bus et trams roulent en Flandre
Seule la moitié des bus et trams De Lijn circulent sur les routes de Flandre lundi en raison de la grève générale décrétée par les syndicats FGTB et CSC.
Le mouvement est le plus suivi en province d'Anvers et dans le Limbourg, où seulement 40% des trams et bus ont pris le départ selon De Lijn. La moitié des véhicules ont quitté le dépôt dans le Brabant flamand et en Flandre occidentale. En Flandre orientale, deux tiers des transports en commun circulent normalement.
Dans les grandes villes, Anvers ne voit passer qu'un quart des bus et trams habituellement sur les routes, Gand 45%. À la Côte, le tram assure à peine 30% des trajets.
Le site et l'application De Lijn ne mentionnent actuellement que les voyages qui seront bien effectués. Étant donné que les grévistes doivent prévenir 48h à l'avance de leur participation, l'impact sur les lignes était attendu.
Onze navires bloqués au port de Gand
La journée de grève nationale n'a pas que des répercussions sur la terre ferme. En mer du nord, 11 navires ne peuvent ni entrer ni sortir du port de Gand, a indiqué Johan Bresseleers, porte-parole de North Sea Port. Il s'agit de quatre navires en amont du port et de sept en aval.
Le nombre de navires bloqués en mer devrait continuer à augmenter au fil de la journée de grève, selon M. Bresseleers.
Le trafic maritime assuré par les pilotes flamands entre la mer du Nord et Gand est interrompu depuis dimanche 19h00.
Quelle situation dans les hôpitaux?
Il n'y a pas de fermeture totale dans le secteur des soins de santé car le service minimum est obligatoire. Dans la plupart des hôpitaux de la région de Namur, il n'y a même pas eu de réquisition forcée. Dans la majorité des hôpitaux, les consultations et opérations sont mantenues de manière presque normale. Quelques reports sont quand même à signaler.
Globalement, il y a donc très peu d'impact.
A l'hôpital psychiatrique de Dave, une distribution de tracts est quand même organisée. "À un moment donné, le personnel est extrêmement fatigué et prend des maladies", dit un délégué syndical CNE. "Et donc, c'est extrêmement difficile à ce niveau-là. On essaye de sensibiliser nos collègues."
Aucun bus à Charleroi
Aucun bus n'est sorti lundi matin des dépôts du TEC Charleroi, a indiqué lundi matin la porte-parole de l'entreprise. Une grande partie du personnel a en effet rejoint le mouvement de grève générale lancé par les syndicats FGTB et CSC contre l'accord du gouvernement De Wever.
La semaine dernière, le réseau du TEC Charleroi avait été perturbé par un mouvement de grève initié par la CGSLB concernant la situation personnelle d'un agent. Après deux jours, le réseau était revenu à la normale.
"La mobilisation est bien suivie"
Les transports en commun ne sont pas les seuls à s'être mis en grève ce lundi. Dans la région de Charleroi, devant l'usine Industeel (Arcelor Mittal), "la mobilisation est bien suivie", constate notre envoyée sur place.
D'autres industries de la région sont touchées par cette grève nationale. Les syndicats ont dressé des piquets devant les entrées, mais également sur des ronds-points, notamment celui situé à côté de l'ancien site de Caterpillar.
Le point sur les lignes STIB qui roulent
La STIB fait le point sur ses lignes qui roulent à 7h.
- Le métro 1
- Les trams 4, 7, 10, 51
- Les bus 46, 59, 71, 73 (prolongée Erasme), 87 (prolongée Étangs Noirs)
La Gare Centrale de Bruxelles vide
A 7h du matin, en pleine heure de pointe, la Gare Centrale de Bruxelles est pratiquement vide. Les voyageurs ont visiblement bien compris qu'un train IC sur deux et un train L/S circule ce lundi, jour de grève générale, comme l'a annoncé samedi la SNCB.


Réaction de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB)
"Le soutien à la journée de grève nationale d'aujourd'hui s'est érodé en raison de mois d'actions individuelles qui n'ont aucunement contribué à des solutions constructives", regrette lundi Pieter Timmermans, CEO de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB).
Cette dernière estime que "l'avalanche d'actions antérieures (...) a réduit à néant le soutien à la grève générale", constituant un "poids supplémentaire" et un handicap pour les entreprises déjà en difficulté.
L'organisation pointe également une baisse de la production industrielle pour la troisième année consécutive et une perte de compétitivité due à l'augmentation des coûts salariaux et des prix de l'énergie.
La FEB cite aussi l'avertissement récent du FMI concernant le déficit budgétaire belge, qui pourrait atteindre 7,2% du PIB d'ici 2030 sans mesures d'assainissement.
"En décalage"
"Faire grève dans ces circonstances est en total décalage avec la réalité et particulièrement inopportun", déplore la fédération. L'accord conclu ce mois-ci au sein du Groupe des Dix entre syndicats et employeurs sur les conventions collectives de travail illustre, pour la FEB, l'efficacité de la négociation. "La preuve, une fois de plus, que l'on peut obtenir davantage par la négociation que par la grève", souligne l'organisation.
"Dans l'un des pays les plus prospères au monde, faire grève n'a jamais été une solution. L'option la plus efficace pour parvenir à de bons résultats est d'entamer un dialogue et de conclure des accords équilibrés. C'est à cela que doit ressembler une concertation responsable", conclut le CEO.
Quelques transports circulent à Bruxelles
À Bruxelles, la Stib annonce qu'une poignée de métros, trams et bus roulent quand même lundi à l'aube de la grève nationale.
La ligne 1 du métro bruxellois est desservie, selon une première annonce du transporteur public peu avant 06H00 du matin. Les trams ne circulent que sur les lignes 4, 7, 10, 51. Seuls les bus 46, 59, 71, 73 (prolongé vers Erasme) et 87 (prolongé vers Etangs Noirs) circulent également.
De nombreux secteurs impactés
De nombreux secteurs sont impactés par la grève nationale ce lundi.
Des piquets devant l'ULB
Des étudiants, des enseignants et des chercheurs tiennent un piquet de grève lundi à l'ULB à l'appel à la grève générale. À l'initiative de l'Union syndicale étudiante (USE), de la CGSP Enseignement Recherche et de plusieurs cercles étudiants, le campus du Solbosch est bloqué pour dénoncer "les politiques antisociales annoncées dans l'accord du gouvernement fédéral et les attaques de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) envers le secteur de l'enseignement."
De nombreux cours ont été levés au préalable. Des cercles étudiants organisent des stands sur le campus en matinée pour sensibiliser aux différentes revendications et des prises de paroles d'étudiants ou de travailleurs dans différents secteurs "menacés par les attaques gouvernementales" sont aussi prévues, indiquent la CGSP et l'USE.
"Depuis plusieurs années, les conditions de travail dans le secteur de l'enseignement supérieur se dégradent", déplorent les organisations syndicales. "Les auditoires sont saturés, les groupes de TP (travaux pratiques, NDLR) sont surchargés, et les enseignants surmenés. Les mesures récentes annoncées au niveau de la FWB et du gouvernement fédéral ne permettent en rien d'imaginer une amélioration dans le futur", dénoncent-elles.
La CGSP et l'USE évoquent des mesures qui auront un impact en premier lieu sur les plus précaires, notamment les étudiants, nombreux dans les 'flexi-jobs' et qui sont déjà "fortement exposés à la précarité".
Elles dénoncent une casse généralisée du service public qui s'ajoute aux attaques sur les droits des travailleurs et des allocataires de prestations sociales.
"Aujourd'hui nous nous battons pour une société solidaire, qui ne pourra se construire sans un système d'éducation critique, accessible et de qualité", concluent-elles.