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"Wout van Aert ne prend plus les risques que d'autres prennent": les 3 enseignements de Frédéric Amorison après la victoire de Jordi Meeus au Tour d'Algarve

Le sprinteur belge Jordi Meeus s'est imposé sur la 3e étape du Tour d'Algarve. Arnaud De Lie prend la 4e place, juste derrière Biniam Girmay. Wout van Aert s'est fait enfermer, n'a pas pris tous les risques et termine à la 8e place après sa victoire, au même endroit, l'année dernière. On décortique l'emballage final avec notre consultant, Frédéric Amorison. 

Après le chaos dans le final de la première étape, Jordi Meeus remporte une belle étape

Frédéric Amorison: Il avait déjà bien piloté le premier jour jusqu'à 800 mètres de l'arrivée. Aujourd'hui, on a vu son équipe oser venir se mettre vers l'avant, ce qui n'est pas facile quand on a un garçon comme Roglic qui est présent sur la course. Quand il (Roglic) est là, il a moins de gars à son service dans le final. 

Il a bien été positionné jusqu'à l'endroit le plus dangereux, à 1,5 kilomètre de l'arrivée et après il a parfaitement géré cela. Il a piloté relativement loin, aux environs de la 10e place jusqu'au dernier virage, et puis, il a eu la bonne présence d'esprit en se faufilant où il fallait, en profitant du travail de Van Uden (Picnic PostNL) qui a lancé à 250 mètres de la ligne d'arrivée et puis, il a trouvé l'ouverture pour aller s'imposer. On espérait un Belge, on en avait cité 4, et celui qui était le plus puissant et qui a fait le meilleur pilotage, c'était Jordi Meeus (Red Bull - BORA - hansgrohe). 

Arnaud De Lie a été bien emmené, avant de se faire enfermer. Que lui a-t-il manqué ? 

Frédéric Amorison: Arnaud De Lie est bien rentré dans le dernier virage, et puis, on l'a vu plein centre, et quand il a voulu lancer, ça venait avec plus de vitesse de l'arrière. 

Ce qui lui a manqué, c'est un coéquipier capable de le déposer à 200 mètres. Et pour ça, Beullens ne peut pas travailler aussi tôt dans l'approche du dernier virage. Il manquait Viviani pour pouvoir encore mettre le coup (sourire).

Wout van Aert l'avait emporté l'année dernière, et a dû se débrouiller pratiquement seul... 

Frédéric Amorison: Tiesj Benoot a fait le travail idéal en déposant van Aert à l'avant à 2 kilomètres de l'arrivée. À l'image de Meeus, Vingegaard est présent au sein de l'équipe, on va surtout rester autour de lui et on va mettre un ou deux coureurs pour van Aert. Wout a pris un peu moins de risques que Meeus. Déjà dans le dernier rond-point, on l'a vu mettre un petit coup de frein et encore un peu plus loin dans le dernier virage, à 400 mètres de la ligne d'arrivée. Et puis, quand il veut y aller le long des barrières, la porte se ferme une fois, deux fois, il va tout de même sprinter, mais il fait 8e à la fin. 

Il sait qu'il va devoir se débrouiller seul, quand il gagne il y a un an, c'est seul qu'il va le faire. Mais c'était plus étiré dans le dernier virage. Ici, il n'a jamais réellement sprinté et il ne prend plus les risques que d'autres prennent. 

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