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Très touchée par la mort de la comédienne belge, Virginie Hocq lui rend hommage chaque jour sur les réseaux sociaux. Un deuil personnel, mais aussi un rappel puissant sur l'importance de dire les choses à temps.
Invitée sur le RTL info 13h à l’occasion de la sortie du film "Demain si tout va bien", Virginie Hocq a évoqué un sujet plus intime avant de parler cinéma : le décès d’Émilie Dequenne. Depuis l’annonce de sa mort, la comédienne partage chaque jour une photo d’Émilie sur ses réseaux sociaux.
"Ça m’a profondément attristée", confie-t-elle. "Et puis il y a toujours un feu de paille où tout le monde est triste en même temps, et je me suis dit que j'avais vraiment envie de perpétuer ça et de toujours mettre une photo".
Cette volonté d’entretenir la mémoire d’Émilie Dequenne s’accompagne d’une réflexion plus large : "Après, je me dis : est-ce que je dois faire ça avec tous les gens que j’ai aimés ? Mais là, ça m’a vraiment touchée".
Une admiration discrète
Si elle connaissait Émilie, Virginie Hocq avoue l’avoir toujours admirée de loin, sans oser le lui dire pleinement : "Je m’en veux un peu parce qu’en fait, je l’ai toujours admirée, mais je n’osais pas vraiment l’aborder".
Un regret qui résonne douloureusement aujourd’hui, et qu’elle relie directement au thème du film qu’elle vient défendre : "On attend toujours la dernière minute pour dire aux gens qu’on les aime ou qu’on les apprécie".
Pour Virginie Hocq, Émilie Dequenne représentait bien plus qu’une actrice talentueuse : "C’était une jeune personne avec une motivation, un sourire, une représentation de notre pays". Elle souligne aussi son ancrage dans le paysage audiovisuel belge et francophone : "Elle représentait une réussite, quelque chose de solide".
Un lien indirect se tissait aussi récemment entre les deux artistes, puisque Virginie a travaillé dernièrement avec le mari d’Émilie Dequenne.
Un hommage qui fait écho au film
Dans "Demain si tout va bien", la comédienne donne la réplique à Olivier Massart dans un "road movie à la belge", réalisé par Ivan Goldschmidt. Le film évoque justement les relations compliquées, les silences trop longs et les dernières chances de se dire les choses. Un parallèle frappant avec la disparition d’Émilie Dequenne.
"C’est cet équilibre précaire pour faire les choses ou dire les choses", souligne Virginie, touchée par la résonance entre la fiction et la vie.