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Après sa condamnation par la justice française, Marine Le Pen a réagi. Elle est interdite d'élection pour les cinq prochaines années, et ne pourra donc pas se présenter à la présidetielle de 2027. Elle charge les juges et considère que la décision de justice est politique et contraire à la démocratie.
24 heures après sa condamnation, Marine Le Pen n'a toujours pas digéré la décision de la justice française. Le Rassemblement national lance sa contre-attaque médiatique et se dit non pas coupable, mais bien victime du système judiciaire français. "Le système a sorti la bombe nucléaire. Que les choses soient très claires: on ne laissera pas les Français se faire voler l'élection présidentielle", a-t-elle déclaré.
"Ce n'est plus l'état de droit, c'est la négation de l'état de droit...", renchérit Jordan Bardella.
Cette contre-offensive a également été lancée par ses partisans sur les réseaux sociaux et sur les chaînes de télévision françaises. "Cette décision s'inscrit dans une lente trajectoire extrêmement inquiétante où on voit une élite - disons-le - et des juges de gauche s'autoriser une attitude de plus en plus scandaleuse", a déclaré sur TF1 Marion Maréchal-Le Pen, députée européenne. "Ce n'est pas au juge de décider pour qui doit voter le peuple", a écrit de son côté Eric Zemmour, sur le réseau social X.
Marine Le Pen est condamnée à une peine de prison sous bracelet électronique et une interdiction de se présenter aux élections pour les cinq prochaines années. Ele est condamnée pour avoir utilisé l'argent du Parlement européen pour rémunérer des assistants parlementaires fictifs qui travaillaient en réalité pour son parti.
Sa condamnation fait la une de toute la presse en France et même Donald Trump n'hésite pas à se comparer. "Je ne sais pas si elle mérite une condamnation, mais elle est interdite de se présenter pendant cinq ans alors que c'est la principale candidate. Cela ressemble beaucoup à notre pays", dit-il.
Un procès impartial?
Une remise en question des décisions de la justice qualifiées d'inacceptables par l'un des plus hauts magistrats de France. "La décision a été rendue au terme d'un procès qui a tout d'un procès équitable. C'est une décision qui a été rendue par une collégialité de trois magistrats indépendants, impartiaux", insiste Rémy Heitz, haut magistrat français.
La présidente du tribunal qui a prononcé la condamnation de Marine Le Pen hier a dû être depuis placée sous protection policière.