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"La possibilité de sauver une vie": dans cette ville flamande, une application permet aux appels d'urgence d'être plus vite pris en charge

"À la flamande" - le tour de l'actualité flamande - nous emmène en mer du Nord où le nombre d’élèves pour devenir pêcheur professionnel n’a jamais été aussi élevé. Nous ferons également un détour par Olen qui fête son meilleur plus petit festival d’Europe. Mais pour commencer, direction Hoogstraten : la ville teste une application afin de secourir plus vite les personnes victimes d’une crise cardiaque, comment fonctionne-t-elle ?

En Flandre, le temps d'attente pour une ambulance varie entre huit et douze minutes. À Hoogstraten, il faut attendre parfois quinze minutes, d'où l'initiative d'instaurer une application qui fait appel aux secouristes volontaires.

Un signal d'alerte arrive sur le portable de Jan suite à un appel d'urgence au 112. Suite à l'appel, la centrale envoie une ambulance et prévient les secouristes bénévoles connectés à l'application. "Le signal arrive sur mon écran, j'accepte la demande, l'adresse apparaît, je peux m'y rendre", explique ainsi Jan Meijer, secouriste bénévole. 

Pour faire partie de l'équipe de volontaires, il faut posséder un brevet de secouriste acquis dans les cinq dernières années. L'application, en test à Hoogstraten, connaît un réel succès aux Pays-Bas.

"En Belgique, si vous êtes victime d'une crise cardiaque en dehors d'un hôpital, vos chances de survie sont évaluées à 10%. Aux Pays-Bas, si votre crise cardiaque peut être rapidement prise en charge par un secouriste volontaire, vos chances de survie grimpent jusqu'à 24, voire 30%", souligne Steven Vercammen, responsable de l'application. 

Chaque année, 10 000 Belges sont victimes d'une crise cardiaque en dehors d'un milieu hospitalier. "Je me rends compte qu'avec ce petit geste, j'ai la possibilité de sauver la vie d'une personne", affirme fièrement Jan Meijer. 

Le meilleur petit festival

Le volontariat, c'est aussi la clé du succès du festival musical Gladiolen. Organisé à Olen, situé en province d'Anvers, il vient de remporter le prix du meilleur petit festival d'Europe.

Créé il y a 25 ans, le festival accueille durant deux jours des stars flamandes et néerlandaises. De quoi attirer 18.000 personnes ! L'événement est encadré par 1.500 volontaires.

"Il y a toujours de chouettes artistes. L'ambiance est sympa, les concerts se tiennent tout près de l'église. C'est très agréable", confie Lien Omloop, bénévole au festival. Kirstof Geens, l'organisateur du festival, affirme que Gladiolen est "unique": "Nous ne cherchons pas à faire des bénéfices. Nous travaillons pour et avec les bénévoles. Et si nous avons un bénéfice, nous le partageons avec les volontaires qui peuvent le redistribuer à des mouvements de jeunesse ou à des clubs sportifs".

La prochaine édition se tiendra début juin.

Devenir pêcheur, une vocation ? 

Avec 65 kilomètres de côte, la Flandre est un acteur économique important en termes de pêche maritime. En 2023, plus de 12.000 tonnes de poissons ont été vendues pour un chiffre d'affaires de 75 millions d'euros.

Sur le bateau-école de l'Institut Maritime Mercator à Ostende, des apprentis s'activent à ramener les filets remplis de poissons en tout genre. "Nous avons des plies, des soles, des merlans et des cabillauds que nous pêchons régulièrement", montre Keandro, un élève de 16 ans. Il fait partie des 60 élèves inscrits pour devenir pêcheur professionnel, un record. "On parle souvent de nous dans les médias et ça donne une image positive de la profession", dit-il. 

Pêcheur en mer reste pourtant un métier dangereux : en un an, deux marins ont perdu la vie dans un accident. Et la formation dure quatre ans : "Nous devons apprendre à donner les premiers soins, à éteindre le début d'un incendie et à plonger pour récupérer quelqu'un qui tombe à l'eau".  

Pêcher en mer, c'est aussi se donner le goût de l'évasion.

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