Accueil Actu Belgique Société

Des hackers russes rendent plusieurs sites officiels belges inaccessibles: quel est l'impact pour le parlement wallon?

Plusieurs sites officiels belges sont hors ligne après une attaque de hackers russes, rapporte la VRT. 

Le collectif de hackers pro-russes NoName057 a de nouveau paralysé lundi plusieurs sites internet des autorités belges. Le Centre pour la cybersécurité a confirmé l'attaque. Le portail gouvernemental MyGov.be est notamment inaccessible. Le site du Parlement wallon a également été impacté pendant un certain temps.

L'impact de l'attaque du site web du parlement wallon par le groupe pro-russe NoName057 "reste limité", a indiqué lundi après-midi l'institution régionale. "Bien que l'attaque du site web du parlement wallon soit particulièrement visible, son impact reste limité. Actuellement, aucune perte de données n'a été constatée et aucun élément ne laisse supposer une tentative d'extorsion ou de demande de rançon", assure le parlement dans un communiqué.  

Selon ce dernier, l'attaque semble "se limiter à ce stade à une tentative de perturbation de nos services en ligne sans conséquence majeure sur l'intégrité de nos services internes." 

Des sites déjà ciblés 

Le groupe explique sur son canal Telegram que cette attaque est une réponse au nouveau paquet d'aides d'un milliard d'euros accordé à l'Ukraine par la Belgique. Le ministre de la Défense, Theo Francken (N-VA), a proposé ce soutien au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors d'une rencontre début mars. Ces hackers avaient déjà ciblé des sites d'autorités belges pendant cinq jours consécutifs en octobre dernier. Ils avaient alors essentiellement visé des sites de petites communes.  

Selon l'entreprise de cybersécurité FalconFeeds.io, les sites web touchés incluent notamment MyGov.be, celui du Parlement wallon et plusieurs sites administratifs bruxellois. La plupart semblent à nouveau fonctionnels, même si l'hypothèse d'une nouvelle attaque dans la journée n'est pas écartée.  

À l'instar de précédentes offensives, les hackers ont procédé à une attaque DDoS, relativement inoffensive. Les serveurs sont "bombardés" de requêtes, ce qui les surcharge et les rend inaccessibles pour les utilisateurs. Ce type d'attaque ne permet toutefois pas aux hackers de voler des données.

mygov-2
parlement-1

À la une

Les plus lus