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Un énorme duel de sprinteurs, un parcours redoutable: tout ce qu'il faut savoir sur Gand-Wevelgem

Mathieu van der Poel et Tadej Pogacar absents, Gand-Wevelgem offre dimanche une occasion rare "aux meilleurs des autres" de décrocher un succès de prestige qui tend les mains à un sprinteur, à condition d'éviter les bordures caractéristiques de cette course ouverte au vent.

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Il faudra toutefois pour les grosses cuisses du peloton se débarrasser du Danois Mads Pedersen, le dernier à avoir fait douter "MVDP" vendredi sur l'E3 Classic (2e) et qui visera la passe de trois à Wevelgem après ses succès l'an passé et en 2020. "A Harelbeke, j'ai été battu par un monstre. Mathieu était d'un tout autre niveau que le mien alors que je suis en très grande forme", constatait le leader de l'équipe Lidl-Trek qui compte bien profiter de son excellente condition pour mener la vie dure aux Philipsen, Kooij, Kristoff et autre Merlier.

L'épreuve flamande se termine rarement par un sprint massif, davantage en petit comité. Les prévisions météo annonçant une légère brise (20 à 30 km/h) venant du nord-ouest, ceux qui voudront éviter un emballage massif devront anticiper, car les 34 derniers kilomètres complètement plats pourraient permettre aux équipes de sprinteurs de verrouiller le final.

Mais avant cela, il y aura de quoi faire pour vivre une belle bagarre. Au départ d'Ypres en direction des plaines venteuses de De Moeren le peloton affrontera des ascensions exigeantes comme le Scherpenberg, le Baneberg et le Monteberg, avant le redoutable Kemmelberg, pavé et à fort pourcentage dont la descente est un facteur de risques de chutes.

Sans oublier les Plugstreets, ces chemins non asphaltés rappelant les routes blanches des Strade Bianche.

De Lie sou pression ?

Malgré tous ces écueils usant les organismes, le scénario penche toutefois pour une lutte entre hommes rapides. Il suffit de jeter un oeil sur la liste des engagés pour s'en convaincre. L'Italien Jonathan Milan (Lidl-Trek, l'équipe de... Pedersen), le Néerlandais Olav Kooij (Visma-Lease a Bike), l'Erythréen Biniam Girmay, maillot vert du dernier Tour de France (Intermarché), le Norvégien Alexander Kristoff (Uno-X): il y aura du beau monde pour assurer le spectacle après la flamme rouge en cas de sprint massif.

Sans compter sur la crème de la crème des sprinteurs belges avec Jasper Philipsen (Alpecin-Deceuninck), Tim Merlier (Soudal Quick-Step), Jordi Meeus (Red Bull-Bora) et Arnaud De Lie (Lotto-Dstny)... De nombreuses équipes auront bien des raisons de favoriser une arrivée groupe au terme des 250 kilomètres de course. Bon courage aux autres.

Même si chez Lotto, l'état de forme de De Lie inquiète. Le Taureau de Lescheret, champion de Belgique en titre, traverse une passe difficile et a été recadré cette semaine par son manager, le Français Stéphane Heulot.

"J'attends de lui qu'il redevienne l'Arnaud qu'il est. Je ne demande pas qu'il remporte quinze courses pas an mais qu'il fasse tout pour en remporter quinze", a dit Heulot dans la presse locale. Message clair à destination du Belge de 23 ans, vainqueur du GP de Québec en 2023 (son plus beau succès à ce jour) mais qui n'a encore levé les bras qu'une seule fois cette saison, début février à Bessèges.
 

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