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Jacques et Marianne flashés à Hasselt: "Impossible, nous n’y sommes jamais allés"

Être flashé à une date et, surtout, dans un lieu où vous n’êtes jamais allés, c’est la mésaventure vécue par Marianne et Jacques. Une amende a été adressée au couple de pensionnés, alors qu'ils ne quittent presque jamais leur domicile.

Jeunes retraités, Jacques et Marianne vivent à Ecaussinnes depuis toujours. Tous deux anciens enseignants, ils ont vendu l'une de leurs deux voitures il y a trois ans. "Puisque nous nous déplaçons moins qu’auparavant, cela ne sert plus à rien de garder deux véhicules", explique Jacques. Le couple a donc gardé sa voiture la plus récente, une petite Toyota Aygo de cinq ans. "Nous en sommes très contents. Elle est petite, facile à conduire. Nous n’avons pas besoin de plus. Cela fait un an que nous ne nous déplaçons qu’avec elle, et cela nous suffit grandement." Effectivement, les deux retraités sont assez casaniers. "Nous ne partons pas beaucoup. Nous sortons la voiture du garage seulement pour faire nos courses une fois par semaine ou pour aller voir nos enfants et petits-enfants. La plupart du temps, c’est même eux qui viennent chez nous."


C’est donc avec étonnement que Marianne découvre, fin janvier, une lettre du Service Public Fédéral Justice. "Ce n’est pas le genre de lettre que nous avons l’habitude de recevoir. Elle était au milieu de mes publicités", explique-t-elle. Le contenu la surprend encore plus. "J’y vois en grand les mots "Amende routière" avec en dessous "93,04€". En 45 ans de conduite, je n’avais encore jamais reçu de P.V.", poursuit Jacques.


Malgré la surprise de l’amende, le plus préoccupant reste la date et le lieu de l’infraction. "Selon cette lettre, nous aurions été flashés début janvier à Hasselt." Mais Jacques et Marianne n’ont plus mis les pieds dans cette région depuis des années. "Oh, cela fait facilement plus de 20 ans. Je ne sais même plus à quoi cette ville ressemble."


Je ne suis pas un chauffard


Face à ce courrier, la réponse du couple est simple : s’il y a bien eu infraction, ce n’est pas eux qui conduisaient à cette date et à cet endroit-là. "Nous nous sommes dit qu’il y avait certainement une erreur, mais la plaque renseignée sur l’amende était bien la nôtre."


Jacques et Marianne ont donc entamé une procédure de contestation. "Avec notre fils, nous avons fait les démarches pour prouver à la police que nous n’étions pas les personnes flashées. Je ne suis pas un chauffard", raconte, énervé, le sexagénaire. L’épouse poursuit, "nous étions certains que c’était quelqu'un qui avait copié notre plaque d’immatriculation. Cela ne pouvait pas en être autrement. Je suis toujours avec Jacques. Je ne vois pas comment l’un de nous deux aurait pu se rendre à Hasselt sans que l’autre ne le sache."


Cela a été le choc


À deux, aidés de leur fils, ils remplissent le formulaire afin de contester cette amende qu’ils n’arrivent pas à digérer. "Après avoir envoyé le document, nous avons reçu une réponse nous informant que notre demande avait été refusée. Cela était incompréhensible." Ils demandent donc plus de justifications et surtout la photo du radar. "Nous étions stressés", intervient Jacques. "Quand nous avons enfin reçu la photo, cela a été un choc." La voiture que voient le couple et leur fils est absolument la même que la leur, la même Toyota Aygo. "C’était la même, le même modèle, la même couleur et, forcément, la même plaque. Je n’en revenais pas." À ce moment-là, Jacques se dit qu’il sera impossible de prouver leur bonne foi. "Nous leur avons répondu plus longuement, en expliquant notre situation, notre profil. Heureusement, après beaucoup d’insistance, notre contestation a enfin été acceptée."


Une mésaventure qui ne serait pas inhabituelle selon la police. "Elle nous a expliqué qu’il n’était pas rare de voir des plaques copiées, mais ici, avec exactement le même véhicule, cela reste très improbable", termine Marianne, d’un air soulagé.
 

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