Partager:
Les voitures reconditionnées connaissent un succès croissant en Belgique. Actuellement, ce marché est en progression de 13,5%. Il s'agit d'une véritable alternative environnementale qui séduit de plus en plus d'entreprises... Et de clients.
De plus en plus de Belges optent pour une voiture de seconde main, reconditionnée. L’avantage est, certes, financier, mais pas que. Les voitures reconditionnées se présentent également comme étant moins polluantes et plus respectueuse de l’environnement, mais est-ce vraiment le cas ?
Pour répondre à cette question, notre équipe s’est plongée au cœur de l’un des plus grands acteurs de voiture d’occasion du marché. Lorsqu’une voiture arrive au dépôt, la première étape consiste à établir un diagnostic détaillé, réalisé par des experts. Tout est passé au peigne fin : accessoires et spécification du modèle, analyse des éléments de la mécanique, …
Avec près de 700 véhicules qui passent ici chaque mois ces spécialistes ne négligent aucun détail. Le moindre coup dans la carrosserie est repéré. L’objectif ? Être le plus efficace possible pour un reconditionnement optimum.
Un prix attrayant
Il faut compter environ quarante jours pour transformer une voiture usée en un véhicule prêt à la vente et un budget d’environ 18 mille euros (tout dépend du nombre de pièces à remplacer et du nombre d’heures de travail pour la carrosserie, bien entendu).
La dernière étape du processus, et non des moindres, est celle de la séance photo, primordiale pour que la voiture soit remise en vente. Telles de véritables stars, les véhicules passent sous l’œil d’une caméra qui les observe à 360 degrés… Une présentation très détaillée pour des acheteurs particulièrement exigeants. Cela permet d’être "transparent envers les clients", explique ainsi Matthias Gommeren, responsable du centre de reconditionnement de Cardoen.
On peut considérablement réduire les émissions actuelles, ça va avoir un impact gigantesque
Les initiatives se multiplient dans le secteur automobile, comme le label d’ "éco-expert", par exemple. "Nous allons procéder à un diagnostique et nous allons procéder aux réparations nécessaires pour réduire le nombre de particules qui se rejettent dans l’air", affirme Nordin Abdul Wahab, directeur après-vente Van Mossel Belux.
Dans ce cas-ci, l’objectif est de créer un document officiel qui évalue l’impact environnemental du véhicule. Mis en place par la fédération de l’automobile, cette certification pourrait changer la donne : "Grâce à cette technologie, on peut réduire considérablement de 60% ou parfois 70% des émissions actuelles, donc ça va avoir un impact gigantesque".
Bien que d’avantage de solutions soient progressivement mises en place, il ne faut pas oublier que le recyclage est essentiel, mais pas magique. "Il faudra le combiner avec d’autres mesures – changement de mobilité et de modalité de transport – c’est là qu’on va avoir un impact sur le carbone", insiste Jérôme Meessen, ingénieur au bureau d'étude climat.