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Ce mardi matin, c'est Frédéric Panier, le CEO de "AKT for Wallonia" qui était l'invité de l'interview de 7h50 dans le bel RTL Matin. Il déplore le fait qu'une nouvelle grève est déjà prévue, alors que le gouvernement vient seulement de se mettre au travail.
Au lendemain d'un jour de grève nationale, l'heure est au compte. Combien coûte un tel jour d'arrêt dans notre pays ? Frédéric Panier, CEO de "AKT for Wallonie", organisation des employeurs privés, était l'invité de Martin Buxant dans le bel RTL Matin.
"Le coût est très dur à quantifier, mais en regardant l'économie belge, en divisant le nombre de jours ouvrables et en estimant que 10 à 20% de l'activité économique était arrêtée, on est entre 150 et 300 millions d'euros pour la Belgique. Pour la Wallonie, ça se compte en dizaine de millions d'euros. Le problème, c'est que les syndicats disent que cela va continuer, le coût pourrait donc s'additionner", explique-t-il.
Les entreprises touchées par ces mouvements de grève sont nombreuses. Sont-elles affectées réellement et, dans des cas plus extrêmes, est-ce que les entreprises plus fragiles pourraient-elles le payer au prix fort ? "Ce n'est pas un jour qui change la vie, mais c'est si les choses s'accumulent que cela peut être plus compliqué. Beaucoup d'entreprises souffrent de la situation économique avec des prix énergétiques très élevés. Pour certaines qui sont à la limite, ce jour ne changera pas tout, mais il y aura des situations compliquées si cela continue".
Une mauvaise image de la Wallonie ?
Les syndicats l'ont déjà annoncé : cela continuera. Un nouveau jour de grève est prévu le 29 avril. "Notre objectif est de relancer l'économie wallonne. Le gouvernement est prêt à faire des réformes importantes et nous avons des syndicats qui bloquent l'économie alors que le gouvernement vient de se mettre au travail. Ils ont pourtant été élus sur un programme clair, avec un soutien populaire. C'est difficile de comprendre qu'on bloque l'économie alors que le mandat était clair".
Ces nouveaux mouvements de grève nuisent-ils à l'image que la Région renvoie ? Pour Frédéric Panier, ce n'est pas à négliger. "Beaucoup de décisions d'investissements en Wallonie vont se prendre dans les 12, 24, 36 prochains mois", précise-t-il. "Clairement, la Région souffre à l'international d'une image pas toujours positive en termes de concertation sociale. Il y a une image négative, car le climat social est plus compliqué du côté du sud du pays que du nord.