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A Charleroi, un collectionneur lance un appel à l'aide : il possède une collection impressionnante d'automates, comme des manèges et des mannequins articulés. Il rencontre un problème, le bail du hangar qu'il utilise pour entreposer tous ces joyaux touche à sa fin. Il doit donc trouver une solution d'urgence, un lieu permanent.
Chita est un véritable phénomène à Charleroi. Ce singe automate, qui amusait les Carolos devant un magasin de bonbons de la rue de la Montagne, trône à présent devant le centre culturel de Charleroi.
C'est Vincent Lo Bianco, collectionneur d'automates, qui l'avait déniché il y a plus de 30 ans aux Pays-Bas. "Il a eu beaucoup de succès. Les enfants passaient devant et criaient, 'Je m'appelle Chita, tu veux une noix de coco ? Dans la noix de coco, il y a un cadeau pour toi.'"
De cette passion pour ses automates, il en a fait un métier durant 30 ans. Il en a placé des centaines dans des centres commerciaux, devant des magasins ou encore à la Côte belge. "Je mettais dans une galerie comme en Cora, par exemple, un singe, une cage bleue. Trois mois après, l'enfant se lassait et je devais mettre une cage rouge. Comme ça, l'enfant était attiré. Et puis je changeais. Au lieu d'un singe, je mettais un perroquet", se souvient-il.
Ces objets sont désormais entreposés dans un hangar. Certaines pièces, comme une armoire à musique, sont uniques : "Ça, c'est les premiers juke-box, fin 1800, début 1900, qu'on mettait dans les cafés", nous montre Vincent.
90% de ces automates sont en parfait état de marche, un patrimoine que Vincent veut préserver à tout prix et montrer aux générations futures. "Un automate, c'est fragile. Pendant le déménagement, le transport, on peut les abîmer. C'est articulé. Je préfère un endroit fixe où les gens viennent avec leurs enfants et peuvent passer une heure ou deux et être heureux".
Ce passionné est toujours à la recherche d'un lieu d'exposition permanent, si possible dans la région de Charleroi.