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Chaque année, l'impact des embouteillages sur l'économie belge représente un coût très important. En 2024, cela se chiffrait à 5,3 milliards d'euros. Mais comment calcule-t-on cela ?
Au-delà du temps perdu, les embouteillages sur nos routes belges représentent aussi un coût considérable pour l'économie du pays. Mais est-il possible de chiffrer ce coût ?
La réponse est oui, comme l'explique notre journaliste : "L'année passée, l'économie belge a perdu, au total, 5,3 milliards d'euros. En ce qui concerne les personnes coincées dans leur voiture, on compte cela en heures perdues. Les automobilistes ont perdu 40 heures l'année passée, coincés dans leur véhicule".
Et pour calculer ce type de chiffre, il faut additionner trois facteurs. "On additionne la perte de temps des automobilistes, car ils ne travaillent pas pendant ce temps-là. On additionne également la consommation de carburant supplémentaire, étant donné que la voiture continue de tourner. Et enfin, on additionne le coût des émissions supplémentaires des véhicules".
Pour l'année 2025, lorsque l'on se base sur les premiers mois, le chiffre a de quoi surprendre : l'économie belge a déjà perdu 783 millions d'euros. "Très concrètement, c'est exactement la même tendance que l'année passée, mais cela reste tout de même un chiffre particulièrement important".
Des files de plus en plus longues
Autre problème des nombreux embouteillages : la taille des files ne cesse de s'agrandir. L'année passée, le record a été battu le 17 janvier 2024. Il y a eu des files longues de 8 250 kilomètres. Et ce matin, à 8 heures, en heure de pointe, nous avons comptabilisé 1 532 kilomètres de bouchons cumulés.
Mais où se trouvent ces bouchons ? "En général, ils sont aux entrées et sorties des grandes villes. On ne parlera jamais assez de ce fameux ring de Bruxelles. Mais il y a aussi des embouteillages qui se forment sur les axes avec des travaux importants, notamment au carrefour Léonard. Il y a aussi trois autres points noirs de la circulation en Wallonie : l'E25 du côté de Sterpenich, tous les axes menant vers l'échangeur de Loncin, en région liégeoise, et enfin, du côté de Mons, ça bouchonne à hauteur de la E42".