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"C'est quelque chose qu'on veut éviter à tout prix": voici pourquoi les assurances s'inquiètent des futures intempéries

Orages, inondations, tempêtes : autant de phénomènes météorologiques qui n'épargnent pas la Belgique. Aujourd'hui, il existe une carte des sinistres par commune, un outil très utile pour le citoyen et qui pourrait avoir une influence sur vos primes d'assurance.

Nous sommes en juin 2021 et une tornade survole une partie de la commune d'Houffalize. Une ferme sera totalement dévastée, avec des dégâts très importants. Il faut s'avoir qu'à Houffalize, ce sont près de 500 000 euros de dégâts pour une trentaine de dossiers.

Ces coûts, aujourd'hui, sont répertoriés pour chaque commune de Belgique. Des données qui se trouvent sur la plateforme Assuralia, mises en ligne par la Fédération des Assurances. Ici, chaque citoyen peut vérifier quels sont les sinistres déclarés après le passage d'une tempête, de violents orages ou d'inondations.

Nevert Degirmenci, porte-parole de l'Union Professionnelle des Entreprises d'Assurances, explique : "Si vous avez eu des tempêtes dans votre région ou des inondations, vous pourrez les retrouver au fil des années et leur impact sur les habitations, les exploitations agricoles, les entreprises, etc".

Cela dans le but de connaître les risques pour les citoyens, mais aussi pour les communes, les provinces, les régions. Un des autres objectifs est également de mieux anticiper les prochains épisodes climatiques et surtout de faire en sorte que les primes d'assurance restent payables.

Les primes d'assurance vont augmenter, car toutes les compagnies s'assurent entre elles. Les catastrophes à l'autre bout de la planète nous impactent donc en Belgique.

D'où l'importance de la prévention pour éviter une partie des dégâts et l'augmentation trop importante des primes. Hein Lannoy, administrateur délégué à l'Union Professionnelle des Entreprises d'Assurances, ajoute : "Supposons que les primes vont doubler, nous craignons effectivement qu'il y ait une série de gens qui ne vont plus assurer leur maison parce que cela devient trop cher, et donc c'est quelque chose qu'on veut éviter à tout prix".

1,6 milliard d'euros. C'est le plafond dont disposent les assurances pour couvrir leurs interventions. Un plafond qui risque d'être insuffisant en cas de nouvelles catastrophes. Un appel est lancé aux différents gouvernements pour repenser le système.

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