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Les conditions météorologiques de ce début de printemps sont particulièrement sèches... Et cela pourrait se prolonger. De même, l'été 2025 s'annonce déjà très chaud cette année. Et ce, pour une raison bien particulière : la dissolution du vortex polaire. Explications.
Vous l'avez sans doute remarqué, les conditions météorologiques de ce début de printemps sont particulièrement sèches. Et cela pourrait bien se prolonger... Comment l'expliquer? C'est la faute à ce qu'on appelle la dissolution du vortex polaire.
Il s'agit d'un courant d'air glacial qui tourne au-dessus des pôles. Pour faire simple, il suffit d'imaginer cela comme une grande bulle d'air froid.
Lorsque rien d'inhabituel n'est à signaler, ce vortex ne bouge pas et reste "en place" au-dessus du pôle. Mais parfois, il peut arriver que cette "bulle" se déforme à cause de changements dans l'atmosphère. La conséquence de cela : de l'air polaire s'échappe et arrive jusque dans nos régions, donnant donc des températures assez basses.
En ce moment, ce vortex polaire est en train de désagréger et est bloqué par un anticyclone qui stagne au-dessus de chez nous. "On a, pour le moment, un gros anticyclone qui est calé au-dessus de notre région. Un anticyclone, ça veut dire un temps sec et un temps très ensoleillé. Et cela suggère aussi une circulation plutôt nord-sud au sud-nord. Cette semaine, on va avoir une circulation qui vient du sud, et donc de la chaleur et un temps très doux et agréable. Par contre, la semaine prochaine, on va avoir une circulation qui vient plutôt du nord avec un risque très élevé de gel tardif, mais toujours dans des conditions très sèches. Et il est clair que, quand on voit les prévisions à moyen terme, on va vers une sécheresse au niveau belge pour le mois d'avril", explique Xavier Fettweis, climatologue à l'ULiège.
Du coup, concernant l'été 2025, l'explication est exactement la même : ce fameux vortex polaire se désagrège. Résultat? La circulation atmosphérique se retrouve bloquée et les conditions météo figées. Cela pourrait donc donner lieu à des températures assez lourdes, ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle pour l'agriculture.