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"Je suis maman et j'ai peur pour mes enfants": à Anderlecht, les habitants vivent chaque jour dans la crainte de nouveaux coups de feu

Théâtre de fusillades depuis plusieurs semaines, la commune d'Anderlecht est plongée dans une ambiance de plus en plus pesante. Les habitants, eux, n'en peuvent plus. 

"Une chose est sûre, c'est qu'on est en insécurité totale". Ce témoignage est celui d'une habitante d'Anderlecht. Il faut dire que, depuis plusieurs semaines, la commune bruxelloise fait la une de l'actualité en raison des fusillades liées au trafic de drogue.

Malheureusement, les premiers à ressentir cette atmosphère hostile et dangereuse sont les habitants de la commune. "Ce sont les citoyens comme nous, qui voulons juste aller travailler et rentrer chez nous, qui sont pénalisés finalement".

Alors qu'une habitation a récemment été touchée par des impacts de balles, la peur des parents pour leurs enfants ne cesse de grandir. "Ça fait peur, ça fait peur pour nos enfants. Je suis maman et j'ai peur pour mes enfants, pour leur avenir, et honnêtement, j'espère que le gouvernement trouvera une solution (...)", explique une habitante.

Afin de contrer ces violences, il a été décidé que la place Clemenceau, à Anderlecht, serait partiellement fermée à partir de ce jeudi, a indiqué à Belga le bourgmestre de la commune, Fabrice Cumps, confirmant une information de Bruzz.

La place a été fermée par des barrières, mais la station de métro Clemenceau reste accessible côté rue de la Clinique, a précisé le bourgmestre. "La circulation des piétons est organisée autour de la place, et le centre de la place est inaccessible", a-t-il déclaré.

Cette mesure s'inscrit dans un plan de police visant à renforcer la sécurité autour de cet endroit d'Anderlecht, où plusieurs fusillades ont éclaté ces derniers jours, en lien avec des règlements de comptes entre trafiquants de drogue.

Lors d'une conférence de presse, Jurgen De Landsheer, chef de la zone de police Bruxelles-Midi, est revenu sur la situation actuelle dans la commune. 

On essaie d'être au plus proche de la population

"Les enquêtes se poursuivent intensivement grâce à la collaboration entre la police judiciaire fédérale et nos propres services de recherche locale. Nous sommes bien conscients qu'avec les récents événements, un sentiment d'insécurité règne dans nos quartiers. C'est pourquoi, depuis maintenant deux semaines, nous occupons le terrain. Nous essayons d'être au plus proche de notre population, en utilisant les moyens mis à disposition au niveau local, mais aussi ceux fournis par nos collègues de la police fédérale. Notre objectif est d'assurer une présence maximale sur le terrain, en nous appuyant sur le fonctionnement de nos hotspots".

Il a également précisé que le travail s'annonce difficile, mais que la ville met tout en œuvre pour trouver une solution. "Nous savons que nous ne pourrons pas résoudre ce problème tout seul, c'est-à-dire uniquement par l'action de la police, car de nombreux autres acteurs doivent intervenir. Toutefois, je pense que la réunion que nous avons eue avec les autres membres du Conseil général constitue un bon début", a-t-il conclu.

 

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