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L'acteur et réalisateur Franck Gastambide est accusé de violences sexuelles, physiques et psychologiques par six femmes, dans une enquête de Mediapart.
L'acteur et réalisateur Franck Gastambide est accusé de violences sexuelles, physiques et psychologiques par six femmes. Parmi elles, la comédienne Marion Séclin et trois anciennes compagnes de l'homme de 46 ans. Les témoignages ont été publiés ce vendredi dans une enquête de Mediapart.
Marion Séclin accuse Franck Gastambide pour des faits qui remontent à 2013, lors du tournage d'une émission de Canal+. "Sans crier gare, et alors qu'on ne se connaît absolument pas, il a mis sa main sur le dossier de ma chaise et a commencé à frotter son sexe sur ma main en soupirant de plaisir. Sur le moment, je n'ai pas réagi, j'étais comme pétrifiée", raconte la comédienne qui parle ensuite de comportements et paroles déplacés.
Interrogé et cité par Mediapart, Franck Gastambide dit ne pas avoir "de souvenir de ça". Il se défend en mentionnant "une espèce d'euphorie où tout le monde faisait des vannes, peut-être dans une époque où on faisait moins attention". L'acteur ajoute que si ces faits "ont eu lieu", "ils n'étaient pas dans une volonté perverse".
D'autres accusations sont plus récentes et remontent à l'avant-première de la série "Validé", en 2020. Une des femmes assure que Franck Gastambide lui a "frotté les fesses avec son bassin pendant plusieurs secondes". Le réalisateur affirme, lui, que c'est faux.
D'anciennes compagnes accusent
Dans le cas des anciennes compagnes du comédien, ce sont des violences physiques et psychologiques qui sont dénoncées. Une femme l'accuse de l'avoir "maintenue au sol, poignets tenus" ou d'avoir été "enfermée" dans son appartement. "J'ai déjà fermé à clé pour essayer qu'on discute", répond Franck Gastambide qui confirme aussi avoir déjà "tenu les poignets pour éviter de prendre des coups".
Sur les réseaux sociaux, l'acteur a publié un long texte pour dénoncer un article "déclenché par les mensonges et la malveillance de personnes qui, poussées par la jalousie et la frustration, me harcèlent, me menacent et cherchent à me nuire depuis plusieurs années".
"Je me suis moi-même rendu chez Mediapart avec un dossier d'une centaine de pages sous le bras. J'ai passé cinq heures dans leurs bureaux à répondre aux questions de deux journalistes et surtout à leur expliquer la véritable réalité des faits, preuves à l'appui. Ils ont eu connaissance de mes preuves, des menaces de mort, des insultes odieuses et répétées contre ma mère, ma famille et moi-même (...). J'ai volontiers reconnu certaines maladresses, parfois vieilles de près de dix ans, mais je n'ai pas pu reconnaître des faits dont je n'ai aucun souvenir", écrit finalement Franck Gastambide.
— Franck Gastambide (@FGastambide) February 21, 2025