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La juge qui a condamné Marine Le Pen menacée: existe-t-il en Belgique des juges sous protection policière?

Depuis la condamnation de Marine Le Pen à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, une personnalité jusque-là inconnue du grand public est désormais sous le feu des projecteurs. Ciblée notamment par des sympathisants du RN sur les réseaux sociaux, la juge Bénédicte de Perthuis fait désormais l’objet de menaces. Depuis 24 heures, des policiers patrouillent autour de son domicile pour assurer sa sécurité. D’où cette question : en Belgique, des juges sont-ils placés sous protection ?

Y a-t-il des juges en Belgique qui sont placés sous protection policière ? En tout cas, il y en a toujours eu, selon l'ancien juge Michel Claise, qui lui-même a dû être placé sous la protection d'un policier qu'il ne quittait pas d'une semelle. Le procureur du roi de Bruxelles a été la cible de menaces de mort dans le passé, et il a lui aussi vécu sous protection policière.

Plusieurs degrés

Concernant les protections, il faut savoir qu'il existe plusieurs niveaux. Cela peut aller d'une simple vérification par la police pour s'assurer qu'il n'y a rien de suspect aux abords du domicile d'un juge, à la mise en place d'un numéro d'appel d'urgence, ou encore à des passages de la police toutes les deux heures devant son domicile. Dans certains cas, des policiers peuvent être présents en permanence, comme ce fut le cas pour Michel Claise.

Le degré de protection extrême, quant à lui, est la safe house. C'est la mesure qui a été prise pour protéger un juge anversois après des menaces proférées par des narcotrafiquants. Il a été contraint de vivre caché dans une planque sous haute surveillance policière.

C'est le centre de crise qui, après évaluation de la menace avec la police et l'OCAM, décide des mesures de protection à mettre en place.

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