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Échange houleux entre Bouchez et Magnette: Christophe Deborsu évoque "l’un des moments les plus inattendus" de sa carrière

Le 18 mars, le Kot Citoyen a réuni plusieurs présidents de partis pour un débat sur des questions d'actualité à l'UCLouvain. La soirée a été marquée par un échange assez tendu entre Georges-Louis Bouchez (MR) et Paul Magnette (PS) sur la situation à Gaza. Christophe Deborsu, modérateur du débat, revient sur cette partie de la soirée mouvementée.

C'est un débat qui n'améliorera pas les relations entre Paul Magnette et Georges-Louis Bouchez. Le 18 mars, le Kot Citoyen (projet de l'Université catholique de Louvain) a organisé une soirée durant laquelle plusieurs présidents de partis se sont retrouvés pour débattre sur des sujets d'actualité.

Alors que la soirée se déroulait dans le calme, une femme présente dans le public a posé une question à propos de la situation actuelle en Palestine. Durant cette partie de la soirée, le président du MR et celui du PS ont eu un échange très tendu sur le sujet.

Présent en tant que modérateur,  le journaliste Christophe Deborsu revient sur cette fin de soirée difficile. "Je m'apprêtais à passer une soirée tout à fait tranquille lors d'un débat pour des étudiants. (...) C'était le premier débat des présidents depuis les élections chez nous. Il y avait quand même un peu de tension dans l'air", raconte-t-il.

C'est lors de la question à propos de la situation en Palestine que l'ambiance est effectivement montée d'un cran. "Après 1h30 de débat, il y a une question sur Gaza. On ne se dit pas que ça va mettre le feu aux poudres comme ça". Et lorsque les présidents de partis commencent à répondre, Georges-Louis Bouchez se montre "un peu nerveux. Il avait l'air de trouver les propos des autres présidents pas tout à fait à son goût", précise Christophe Deborsu.

Un des moments les plus inattendus de ma carrière

Lorsque le président du MR donne son point de vue, ses propos vont profondément choquer Paul Magnette, qui se lève de sa chaise pour quitter le débat.

Pour rappel, lorsque Samuel Cogolati évoque un "crime de génocide" imputable au gouvernement israélien, Georges-Louis Bouchez réagit: "Je ne connais aucun génocide dans l’histoire de l’humanité où il y a plus d’habitants à la fin qu’au début", argumente le libéral. Étonné, Paul Magnette lui demande de préciser sa pensée, Bouchez s'exécute : "Si vous prenez la population juive en 1940 […] elle n’est toujours pas revenue au même niveau. Ça, c’est un peuple qui a subi un génocide ! […] La population palestinienne […] a quadruplé".

Au fur et à mesure de la discussion, Paul Magnette finit par se lever : "Je ne peux pas rester. Je ne peux pas entendre des propos pareils", lâche-t-il. Finalement, le socialiste se rassoit, encouragé par Christophe Deborsu (qui animait ce débat).

Un moment inattendu 

Un moment totalement inattendu, comme le raconte Christophe Deborsu. "Alors moi, évidemment, comme modérateur de débat, je suis assez embêté. C'est sa liberté de partir, je ne peux d'ailleurs pas l'empêcher de le faire. Mais je me dis que c'est dommage, parce qu'on a envie, évidemment, d'entendre des arguments plutôt que de le voir sortir de la salle".

Finalement, le président du PS retournera sur sa chaise afin de répondre à Georges-Louis Bouchez, non sans tensions. Pour Christophe Deborsu, cet échange "en dit beaucoup sur la relation très difficile, pour l'instant, entre Monsieur Bouchez et Monsieur Magnette. (...) Ça a été un des moments les plus inattendus de ma carrière, parce que je m'attendais, je répète, à une soirée très tranquille. Et bien, je peux dire que ça s'est terminé vraiment avec une véritable explosion".

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