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"Une parenthèse qui leur permet de souffler": comment les jardins thérapeutiques soulagent les personnes fragilisées

Se soigner grâce à la nature, c'est l'idée du parc naturel de l'Ardenne méridionale, actif en province de Namur et du Luxembourg. Il mise sur des jardins thérapeutiques pour aider des personnes fragilisées à aller mieux. Deux jardins de ce type existent déjà à Bouillon et Bièvre, ils seront améliorés. Un troisième va voir le jour à Bertrix.

Tous les lundis matin, entre dix et quinze personnes fragilisées se réunissent pour cultiver dans ce jardin thérapeutique de la province de Namur. En plein hiver, ce jardin est en pause, mais le reste de l'année, il a fière allure. Les bénéficiaires y créent un potager, sans objectif de production. "Il n'y aucune recherche de résultats, on ne cherche pas à avoir les plus grosses carottes ! Ici, on donne juste le meilleur de soi. Il y a une réelle bienveillance entre tous les participants et cela les encourage", indique Laura Dierickx, assistante sociale spécialisée en santé mentale. 

Redonner confiance

Laura Dierickx accompagne les personnes en difficulté dans ce jardin thérapeutique de Bièvre. Celui-ci existe depuis cinq ans. "La confiance qui s'est installée au fil des mois et des années permet des solidarités de base et de proximité. Nous accompagnerons certains toute leur vie. Pour d'autres, nous ne sommes qu'une parenthèse qui leur a permis de souffler, qui leur a permis d'apprendre à se faire confiance.

Au vu des résultats positifs, l'idée est de renforcer ces jardins thérapeutiques avec la création d'un nouvel espace à Bertrix. "L'année dernière, les bénéficiaires ont été frustrés, car l'accès au jardin a été limité, à cause du mauvais temps. Donc ici le projet, c'est de faire une serre et d'avoir une activité qui peut être faite par tous les temps, qui puissent leur donner plus de résultats que la pleine terre.", explique Carole Payen, chargée de mission tourisme et action sociale pour le parc naturel de l'Ardenne méridionale.

L'idée est également de le faire en Ardenne française afin de mettre en place une dynamique transfrontalière.  

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