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"Crachat", "coups de poing": une quarantaine d'agents du TEC agressés en 4 mois, les syndicats dénoncent un manque de sécurité

Le réseau TEC Liège-Verviers est perturbé à cause d'une grève des chauffeurs. Ces derniers protestent suite à de nouvelles agressions qui sont en nette augmentation : depuis septembre dernier, une quarantaine d'attaques ont été enregistrées dans la région liégeoise... et elles sont de plus en plus violentes. 

Depuis l'aube, aux abords des arrêts, les usagers du TEC attendent inlassablement leur bus qui n'arrivera jamais. En cause ? Trois agressions et à chaque fois, un chauffeur pris à partie. Dimanche dernier, une cabine de protection a été démolie à coups de poing. Face à cette déflagration de violence : aucun bus n'est sorti des dépôts de Jemeppe, de Robermont, d'Omal, Verlaine et Warzée.

"On parle de grosses altercations avec accrochage de véhicule, de crachat, d'agression physique envers des agents", déplore Jean-Michel Bawin, délégué CSC. "Quand ce n'est pas un pavé dans le bus, le nombre d'incivilités est croissant et surtout de plus en plus violent", confirme Fabian Quintiens, délégué CGSP. 

Malheureusement, ça n'a pas enrayé le phénomène d'agression

109 lignes sur 204 sont à l'arrêt en province de Liège. Les syndicats réclament des équipes de contrôle supplémentaires, bien que les effectifs d'agents ont été doublés depuis le 1er janvier. La mesure reste insuffisante pour les syndicats. 

"Il a fallu quasi un an pour former des agents de sécurité, de contrôle, donc ça prend du temps. Aujourd'hui, on a l'impression que certaines mesures ont disparu", explique la CSC. "C'est un renforcement de la collaboration avec la police, mais le personnel a jugé insuffisant parce qu'on nous avait promis des choses il y a un an et malheureusement, ça n'a pas enrayé le phénomène d'agression", ajoute la CGSP. 

"Un phénomène de société"

Une campagne de sensibilisation au respect venait pourtant d'être lancée en décembre dernier, mais le problème serait bien plus profond. "Le TEC n'est pas un acteur de la sécurisation de l'espace public et donc nous devons nécessairement collaborer avec d'autres partenaires pour pouvoir essayer d'endiguer ce phénomène. Maintenant, il est très difficile d'endiguer un phénomène qui est de société", affirme ainsi Isabelle Tasset, porte-parole du TEC Liège-Verviers.

Sur le réseau liégeois, une quarantaine d'incidents ont été signalés depuis le mois de septembre dernier. Ce soir et cette nuit, le blocage reste complet en attendant une prochaine Assemblée générale du personnel prévue demain, dès neuf heures du matin.

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