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Selon les chiffres de la société de conseil en ressources humaines et secrétariat SD Worx, le salaire moyen s'élève désormais à 3.030 euros bruts par mois pour les travailleurs à temps plein dans le secteur privé en Wallonie. À Bruxelles, ce montant est de 3.650 euros. Les salaires mensuels bruts ont augmenté en 4 ans de :
- 16,65 % en Wallonie
- 17,66% en Flandre
- 18,58% à Bruxelles
Une augmentation due en grande partie à l'indexation importante des salaires en 2022 et début 2023. En 1 an, les salaires bruts ont fortement augmenté dans les 3 régions :
- 9,59% en Wallonie
- 10,15% en Flandre
- 10,72% à Bruxelles
Il s'agit ici des salaires bruts à temps plein, sans les primes de fin d'année et les pécules de vacances. Ce montant ne tient également pas compte des avantages extra-légaux, ni des coûts de l'employeur. Il existe des différences importantes :
- Le Limbourg a le salaire médian le plus élevé pour les ouvriers suivi par la Flandre orientale et le Brabant wallon. Bruxelles est en bas de classement.
- Pour les employés, Bruxelles est en revanche en tête suivi par le Limbourg, la Flandre occidentale, le Brabant flamand et le Brabant wallon. Namur ferme la marche.
Des coûts supplémentaires imprévus
Cette augmentation a un impact pour les employeurs. "Ce sont des coûts supplémentaires qui n'avaient pas été prévus", précise Virginie Verschooris, de la société de conseil en ressources humaines SD Worx. "Avec l'augmentation des intérêts à 3,5%, on essaye de ralentir l'inflation, et donc également l'indexation, et on peut espérer que dans l'année en cours, et l'année prochaine, on puisse retrouver des indexations plus habituels, entre 1,5 et 2%."
Par ailleurs, ces coûts supplémentaires ont déjà un impact sur le marché du travail, toujours selon la même source. "On commence à voir des licenciements en ce moment. En espérant que cela se stabilise rapidement."
Un réel changement sur le pouvoir d'achat?
Cette augmenation des salaires n'est pas non synonyme d'une réelle augmentation du pouvoir d'achat, bien que ce soit l'objectif poursuivi par l'indexation automatique, qui suit l'inflation, soit l'augmentation des prix. "Ce n'est peut-être pas le cas, mais on ne peut pas non plus dire que les bénéfices des sociétés aient augmenté de 20% non plus", répond Virginie Verschooris. "Ce n'est pas toujours aussi simple de pouvoir dire si le pouvoir d'achat est corrigé."