Ce mercredi soir, le centre de distribution de Delhaize à Zellik est une nouvelle fois bloqué par les travailleurs et les syndicats. Une action menée en front commun pour faire pression sur la direction. "Ils comptent rester toute la nuit", précise notre journaliste Laxmi Lota, présente sur place. Tous disent attendre la réunion de conciliation du 18 avril. Jusque-là, ils sont décidés à poursuivre le blocage.
Aujourd'hui, 44 magasins Delhaize étaient toujours fermés. Cela représente un quart des magasins intégrés. Le mouvement a débuté il y a quasiment un mois et la direction s'inquiète de voir des supermarchés fermés avant le week-end de Pâques. Elle essaye donc de remettre les employés au travail. Par exemple, les grévistes n'ont plus accès aux toilettes ni au sas d'entrée des magasins.
Une vidéo prise par les grévistes du Delhaize d'Enghien circule auprès des travailleurs de l'enseigne au lion. On y voit un employé transportant une cabine WC sur un transpalette. C'est la solution qu'ils ont trouvée suite à la décision de la direction de ne plus leur donner accès aux toilettes. "On a pris une toilette de chantier qui traînait un peu plus loin du magasin", a expliqué David Ducarmois, délégué syndical CGSLB. "C'est très dur parce qu'on ne sait pas combien de temps ça va encore durer, ni ce qu'ils vont encore trouver après pour durcir le mouvement. C'est de la provocation de la part de la direction", a-t-il poursuivi.

Il en va de même pour le sas d'entrée, les grévistes ne peuvent plus s'y abriter. De manière générale, les travailleurs nous ont confié que la direction a fortement durci le ton. "On sent vraiment effectivement que Delhaize veut rouvrir pour Pâques et fera tout ce qui peut pour rouvrir pour Pâques. On menace également de fermer certains magasins si le personnel ne veut pas retravailler. On y va vraiment de plus en plus crescendo", a déploré Charlotte Lorent, déléguée syndicale CNE.
Le porte-parole de Delhaize nous a aussi indiqué que les huissiers ont été envoyés dans une dizaine de magasins pour l'instant. Pour convaincre et rassurer les travailleurs, les responsables des ressources humaines vont aussi à la rencontre du personnel. "Ils viennent expliquer qu'on ne risque rien, que la franchise, ce n'est pas grave. A la limite, presque que comme si on aura plus d'acquis, mais c'est totalement faux. Ils se sont même faits huer à Enghien par le personnel", a indiqué Fabian Chiarello, délégué syndical SETCA.
quand cela vous arriveras après de nombreuses année dans votre job on en reparlera. n'oublier pas que c'est grâce aux syndicats que vous ne travaillez pas les week-end et que vous avez des congés payé réfléchissez au lieux de critiquer!!!!
Bruno De Ryck