Partager:
Quelques jours avant Noël, le 22 décembre en fin de journée, Anne-Marie Bastin quitte son appartement pour se rendre à pied chez son médecin traitant. Le cabinet est au quatrième étage. Selon l’hypothèse la plus vraisemblable, elle se trompe de bouton dans l’ascenseur et arrive au sous-sol.
Sa famille l’a cherchée partout pendant un mois. Partout, sauf à côté de la chaudière dans la cave du médecin.
"C’est du jamais-vu, je vais plaider l’erreur humaine. Personne n’y a pensé il y a un mois", confie Catherine Rosman, la fille d’Anne-Marie Bastin, au micro de notre journaliste Vincent Jamoulle. "Je le répète, ma maman allait bien. Je n’aurais moi non plus jamais pensé à la cave du médecin. Hélas, la police non plus n’y a pas pensé."
Tout juste après la disparition, une deuxième fois, le 10 janvier, des policiers sont venus entendre le médecin dans son cabinet. Personne n’a imaginé le scénario découvert aujourd’hui.
"Merci à tous pour vos messages de sympathie"
À 82 ans, Anne-Marie Bastin était autonome et très active. Elle ne souffrait pas de la maladie d’Alzheimer. Sa famille n’espère qu’une chose: qu’elle ne soit pas restée longtemps dans la cave à appeler à l’aide.
"De tout cœur, je remercie toutes les personnes et les connaissances de ma maman qui sont venues témoigner. Merci à tous pour vos messages de sympathie", ajoute Catherine Rosman.
Selon les premiers constats du médecin légiste, Anne-Marie Bastin est décédée de mort naturelle. Il n’y a pas de traces, ni de coup, ni de chute. Pourquoi n’a-t-elle pas simplement reprise l’ascenseur ? Les témoins qui l’ont aperçue le lendemain de la consultation à la boulangerie se sont-ils trompés ? Quelle est la cause exacte de son décès ? L’enquête vient de commencer.