À chaque jour ses révélations dans l'affaire de corruption présumée au parlement européen. Cette fois, elles concernent la figure centrale de ce scandale : l'eurodéputée grecque Eva Kaili qui est partiellement passée aux aveux.
Elle a finalement avoué avoir donné pour consigne à son père de dissimuler une grosse partie de l'argent liquide qui se trouvait chez elle. Son père avait été interpellé le jour de la vaste opération anti-corruption alors qu'il se réfugiait au Sofitel de Bruxelles à Etterbeek avec une valise remplie d'argent liquide. Quelques valises pleines de cash ont justement transité par l'appartement de l'eurodéputée grecque.
Eva Kaili a reconnu l'activité de son compagnon Francesco Giorgi qui a avoué lui-même être le gérant de l'argent liquide au sein d'une organisation criminelle présumée financée par le Qatar et le Maroc et qui aurait tenté d'infiltrer le Parlement européen.
Le moteur de cette organisation était, selon les enquêteurs, l'ex-président de la sous-commission des droits de l'Homme Antonio Panzeri. L'ex-eurodéputé italien a été interpellé dans son appartement bruxellois avec environ 600.000 euros en liquide et il a reconnu partiellement son implication dans l'affaire.
Mais fait nouveau : tout comme Francesco Giorgi, Antonio Panzeri dénonce lui aussi Marc Tarabella et l'accuse d'avoir reçu des cadeaux du Qatar. Cette nouvelle accusation est réfutée par l'avocat de l'eurodéputé wallon. Depuis le début de l'affaire, le socialiste maintient sa position : il n'a reçu aucun cadeau et aucune somme d'argent de qui que ce soit.
Pour rappel, une perquisition avait été ordonné à son domicile d'Anthisnes le 10 décembre dernier.